Un nouveau classique de la guitare dans la besace à morceaux, ça vous dit ? On décolle, aller-simple pour Kingston et votre premier morceau de guitare en rythme reggae ; No woman no cry de Bob Marley.

L’histoire de No Woman No Cry

Premier hit ;

Le premier réel succès de Nesta Robert Marley c’est cette chanson, « No woman no cry », enregistrée en 1974 sur l’album Natty Dread sorti en octobre 1974. Etrangement, la version studio reste inaperçue, c’est quelques mois plus tard que la version live connaît un succès mondial. Ce morceau parle avec tendresse et nostalgie de la jeunesse de Bob, qui grandit dans un ghetto de Kingston nommé Trenchtown.

 

Une photo aujourd'hui du fameux jardin mentionné par Bob Marley dans No woman no cry.

Une photo aujourd’hui du fameux jardin mentionné par Marley (government yard in Trenchtown) dans No woman, no cry.

No woman, nuh cry ;

Moi aussi, en bonne petite française, j’ai longtemps cru que « No woman no cry » était un ode au célibat ; pas de femme, pas de pleurs. Et bien non ! En créole jamaïcain, c’est une gentille injonction, « non, femme, ne pleure pas » (« no woman, nuh cry »), dans la chanson, on suppose que Bob Marley s’adresse à son épouse Rita, qu’il tente de consoler.

Bob et son épouse, Rita Marley, la little darling de No woman no cry.

Bob et son épouse, Rita Marley, la « little darling » de No woman, no cry.

 

From Bob to Vincent ;

La paternité de ce morceau n’est pas attribué à mister Marley mais à un certain Vinent Ford, ami d’enfance du chanteur-guitariste, lui aussi auteur compositeur. Plusieurs légendes quant à l’attribution de cette jolie rente à vie en Do majeur; Vincent Ford avait une soupe populaire à Trenchtown, Bob Marley voulait que son ami puisse assurer la pérennité de son commerce et continue ainsi d’aider les plus pauvres. C’était aussi un moyen de ne pas verser de royalties au propriétaire du label Caïman Music chez qui Bob Marley était signé depuis 1968.

 

 

Souvent copiée, jamais égalée

Depuis 1974, « No woman no cry » a été reprise maintes et maintes fois et par de très très grands. Qu’il s’agisse de Joe Cooker, des Fugees, de Joan Baez ou encore du brésilien Gilberto Gil (splendide version en brésilen). En France, c’est Joe Dassin qui s’y est attelé, sa version s’appelle « Si tu penses à moi », so frenchy.

 

La grille magique

La grille d’accords de « No woman, no cry » est très connue ; c’est la que « Let It Be » des Beatles, que « The Passenger » d’Iggy Pop ou encore que « Femme Libérée » de Cookie Dingler. Maîtrisez le rythme reggae et l’affaire est dans le sac avec ce morceau couteau-suisse.

 

No Woman No Cry : le cours de guitare  en vidéo

 

 

Les parole de No Woman No Cry :

Pour les plus téméraires ; Chez My Guitare, on est plutôt sympa ; voici les paroles de la chanson, mais si vous ne venez pas des Caraïbes, accrochez vous 😉

No, woman, no cry;
No, woman, no cry;
No, woman, no cry;
No, woman, no cry.

‘Cause – ’cause – ’cause I remember when a we used to sit
In a government yard in Trenchtown,
Oba – obaserving the ‘ypocrites – yeah!
Mingle with the good people we meet, yeah!
Good friends we have, oh, good friends we have lost
Along the way, yeah!
In this great future, you can’t forget your past;
So dry your tears, I seh. Yeah!

No, woman, no cry;
No, woman, no cry. Eh, yeah!
A little darlin’, don’t shed no tears:
No, woman, no cry. Eh!

Said – said – said I remember when we used to sit
In the government yard in Trenchtown, yeah!
And then Georgie would make the fire lights,
I seh, logwood burnin’ through the nights, yeah!
Then we would cook cornmeal porridge, say,
Of which I’ll share with you, yeah!
My feet is my only carriage
And so I’ve got to push on through.
Oh, while I’m gone,
Everything’s gonna be all right!
Everything’s gonna be all right!
Everything’s gonna be all right, yeah!
Everything’s gonna be all right!
Everything’s gonna be all right-a!
Everything’s gonna be all right!
Everything’s gonna be all right, yeah!
Everything’s gonna be all right!

So no, woman, no cry;
No, woman, no cry.
I seh, O little – O little darlin’, don’t shed no tears;
No, woman, no cry, eh.

No, woman – no, woman – no, woman, no cry;
No, woman, no cry.
One more time I got to say:
O little – little darlin’, please don’t shed no tears;
No, woman, no cry.